vendredi 13 février 2015

Enfin la mer!!!!!



                NOUS AVONS RÉUSSI!!!!!

                                LA MER EST À  NOS PIEDS!!!!!!



LES PÉLICANS VIENNENT MANGER DEVANT NOUS!!!


LE COUCHER DE SOLEIL AUGURE DES MOMENTS INOUBLIABLES!!!


NOUS AVONS MÊME RÉUSSI À NOUS INSTALLER CORRECTEMENT!!!



jeudi 12 février 2015

Birmingham, Alabama, dernière étape

Après plus de 580 kilomètres de route de la Virginie à l'Alabama en passant par la Géorgie, nous sommes complètement vannées, lessivées. Mais combien heureuses! Nous ne sommes plus qu'à 350 kilomètres de la mer et de notre destination. Heureuses aussi parce que le temps est de plus en plus clément. Ce  soir à Birmingham, il fait +10C, les bourgeons dans les arbustes sont éclos, il y a même des plates bandes de petites pensées un peu partout.
Demain en début d'après midi, nous serons à la mer, à Perdido Key notre port d'attache pour six semaines. Fini l'hiver, fini la neige, la glace, le froid et le temps maussade. Peu importe la température, nous pourrons tout au moins marcher et profiter de l'air salin.

À l'aube ce matin, une famille d'oiseaux de proie chassait déjà pour se nourrir. Impressionnant!


Un petit bonjour à Elvis en passant...

                          

Des pensées qui nous font penser à vous tous et toutes.


Un souper chaleureux, un peu mieux arrosé, la fin du voyage aidant. Une pensée spéciale pour Pierre et son judicieux conseil d'un verre de vin à chaque soir. Le connaissant, il approuvera sans doue notre laisser aller de ce soir.



                                                           

Demain soir, des nouvelles de la mer.
    





mercredi 11 février 2015

De la Pennsylvanie à la frontière du Tennessee

Encore 650 kilomètres de moins avant d'arriver à notre destination. Ne reste plus que 1 000 kilomètres.
Ce soir nous couchons à Abingdon Virginie à la frontière du Tennessee. Nous avons franchi avec succès le Maryland, la Virginie Occidentale et la Virginie. Les paysages étaient grandioses, nous retrouvons notre campagne bretonne. La nature se réveille, le printemps est bien installé, les bourgeons éclatent, nous avons même vu un tapis de petites fleurs de printemps. De celles que nous admirons en mai au Québec.
La voiture qui a traversé bien des intempéries, était tellement sale qu'elle en paraissait jaune. Aussi au départ au lever du soleil nous l'avons lavée dans un car wash. Et nous avons admiré le lever du soleil et en prime un voilier de bernaches du Canada.
Puis un lunch dans un restaurant du type Pat rétro de la rue Maguire. Un vrai musée dédié au cinéma. Et ce soir, à la suggestion de la jeune fille à la réception, dîner dans un grand restaurant italien dans le vieux Abington. Un peu cher pour nous, mais un régal qui nous fait oublier quelque peu la route sans fin.
Demain, cap sur Birmingham, Alabama.



                           



                                                                         


           
  
                                                                          
















mardi 10 février 2015

Un peu plus loin


                                
 
Aujourd'hui, nous avons franchi la barre du non retour. Carlisle Pennsylvanie. Six cents kilomètres bien comptés sur des autoroutes enneigées et congestionnées par moment. 

                                  

La tempête des derniers jours a laissé des traces encore visibles. Les arbres sont gorgés de givre et de neige.

                                                                                   
                                                                                   


Mais, la bonne nouvelle, à Carlisle il fait +2,5C. Du coup Mamie Madeleine a décidé de chausser ses souliers d'automne. Pour nous l'hiver est  fini. Ici, c'est le printemps, l'été dans 1 500 Kilomètres à trois jours de nous.

                                  
 
Demain, cap sur Bristol, Tennessee, en passant par le Maryland et la Virginie Occidentale et la Virginie.







lundi 9 février 2015

Le grand départ

Debout à 5 h 00 ce matin, après un petit-déjeuner frugal, les derniers bagages remisés dans l'auto, nous démarrons enfin pour l'aventure à 6 h 30. Détour au Second Cup pour un café revigorant (plus de café à la maison), nous prenons l'autoroute 20 qui nous mènera sur les routes des USA, Mamie Ann au volant jusqu'à l'autoroute 30. Puis au tour de Mamie Madeleine. Arrivées sans encombre à la frontière, le paysage change graduellement dans les montagnes. Nous avons droit à un spectacle grandiose et féérique dan la région de Lake Placid. Neige et frimas sur les conifères, chutes glacées sur les rochers à flanc de montagne.
Malheureusement, la neige nous rattrape un peu plus loin... il neige à plein ciel, une seule voie ouverte sur l'autoroute, aucun service à l'horizon, très peu de voitures sur la route. Ainsi, sagement nous décidons d'arrêter à Glen Falls NY pour la nuit. 
Il faisait -17C, facteur vent -28C ce matin à notre départ de Cap-Rouge, à Glen Falls, il fait -7C sans facteur vent. Grosse amélioration!!!!!! Histoire de ne pas être trop dépaysées, plus de neige ici que chez nous.
Demain, en route pour un peu plus de chaleur si la tempête s'essoufle assez pour nous laisser passer sans danger. Prochaine escale, Hagerstown Maryland.

 
                                 
Vue de notre chambre. Similitude avec le décor québécois....

mardi 1 avril 2014

Des nouvelles de la mamie bionique

Plus de quatre semaines après l'opération, je puis vous assurer que ma convalescence est terminée. Je n'ai pas encore testé mon "nouveau cœur" à l'entraînement au PPMC, mais j'ai repris mes errances dans la ville malgré le froid et la neige et tout va bien jusqu'à maintenant. Le retour progressif à la course et aux exercices de musculation est prévu pour la fin du mois d'avril.
Preuve que la convalescence est terminée, ce matin j'ai tricoté la dernière maille du jeté entrepris pour passer le temps en mars.


Et maintenant, place au jardinage!!!!! Bon printemps à toutes et tous, et merci encore pour vos bons vœux et encouragements.

mercredi 5 mars 2014

Un coeur à peu près normal, enfin!!!

Jeudi le 27 février devait être pour moi le jour  où mon cœur pourra enfin battre à un rythme normal. Mais que de péripéties avant d'y parvenir.
La veille de cette si importante journée, alors que je me repose dans la chambre faisant le plein d'énergie pour affronter les jours qui viennent, on me demande au téléphone.  Une infirmière d'un projet de recherche sur un nouveau modèle de cardiostimulateur me propose de devenir « cobaye » pour ce type d'appareil. En l'écoutant attentivement, j'y vois mon intérêt puisque je souffre d'une autre anomalie cardiaque, le rétrécissement de la valve aortique. La résonance magnétique constitue le meilleur examen pour suivre l'évolution de cette maladie.  Les porteurs d'un cardiostimulateur standard ne peuvent passer d'IRM à cause des champs magnétiques. Mais le nouvel appareil que l'on me propose est fait d'un alliage qui en principe les supporte. Et moi qui croyais être libérée de ces longues minutes enfermée dans un cylindre si étroit et bruyant.
À cause de mon sens aigu du devoir, des longues années où j'ai moi-même sollicité des personnes pour participer à mes recherches en sciences humaines et en droit, et à cause surtout des avantages que je pourrai en tirer, j'accepte que l'on m'implante ce nouveau cardiostimulateur.
Et voilà que débute l'aventure de mon hospitalisation! D'abord le bureau d'admission où une jeune préposée tout à fait charmante me demande mon état civil, puis le nom de « mon mari ». J'hésite entre le fou rire et l'indignation. Je dois vieillir ou être vraiment paniquée, je me contente de lui signifier que ce n'est pas un mari, mais une conjointe. Un ange passe au-dessus de nos têtes, la préposée prise en faute, expédie le reste de l'entrevue le plus rapidement possible.
Nous montons à l'étage où je serai hospitalisée. Il est tout près de onze heures, je suis à jeun depuis minuit la veille. Là, c'est le choc! On se croirait dans la salle des pas perdus de la Gare Windsor à l'heure de pointe. Des civières et des chaises roulantes, des infirmières et autres préposés aux malades qui courent partout, des visiteurs et des malades qui déambulent en faisant du slalom dans les corridors. La pagaille quoi!
On m'assigne une chambre. Une infirmière d'âge mûr vient me voir et m'avise qu'elle doit m'installer un cathéter que je garderai tout le long de mon hospitalisation. Trois essais, trois échecs, à chaque fois le cathéter passe au travers de la veine. Selon elle, il s'agit d'un nouveau produit qu'elle ne connaît pas bien, difficile à manipuler correctement. Elle lance l'éponge et va chercher sa collègue qui réussit du premier coup. Mais en tentant de prélever un peu de mon sang pour les examens de routine, elle fait chou blanc et doit piquer à nouveau pour installer un papillon. Nouveau pépin, la troisième fiole ne se remplit qu'au quart. On s'en contentera!
Arrive alors une technicienne aussi vieille que moi avec son chariot pour effectuer un électrocardiogramme. Déjà visiblement de mauvaise humeur,  elle se déchaîne carrément au premier résultat...disant au nouvel infirmier qu'elle ne comprend pas ce qui se passe. Elle reprend l'examen quatre fois jusqu'à ce que celui-ci lui dise qu'il se contentera des essais qu'elle a fait. Interrogé sur le pourquoi de sa mauvaise humeur, il me répond que mon pouls était si faible que l'appareil avait de la difficulté à le détecter. Il est temps qu'il se passe quelque chose, qu'on arrête de me faire paniquer!
Enfin, c'est l'heure de l'opération. Dans le corridor qui jouxte le bloc opératoire, les civières sont alignées comme des avions sur le tarmac d'un aéroport international sur le point de décoller. Bon voyage! En effet, à partir du moment où l'on m'installe sur la table, je perds complètement la carte. Plus tard j'apprends que l'intervention a duré une heure, que tout s'est bien passé et que je n'étais pas très « jasante ». Même si j'ai subi une anesthésie locale, on m'a injecté en plus un sédatif quelques minutes avant le début de l'opération.
Je suis de retour à ma chambre après quelques heures. J'y retrouve ma Madeleine. Benjamin et Ève arrivent à l'heure du souper pour me soutenir eux aussi avec amour. Immobilisée par un sac de sable sur la plaie pour éviter un œdème, Benjamin me fait manger patiemment à la façon de ses trois petits.
Longue nuit de sommeil entrecoupée de réveils causés par la douleur à la plaie qui dégèle doucement.
Après quelques électrocardiogrammes et une dernière échographie rendue nécessaire à cause d'un épanchement sanguin autour de l'enveloppe du cœur survenu lors de l'installation d'une des sondes reliées au cardiostimulateur, je peux enfin rentrer à la maison avec Ève et Madeleine pour y entreprendre ma convalescence d'un mois.

Je lis dans mon lit l'après-midi avant de faire la sieste, puis je tricote un peu en écoutant les nouvelles. Je serai comblée avec le déclenchement des élections au Québec...
Avec Madeleine qui prend grand soin de moi,  nous avons marché un peu dimanche et lundi. Hier et aujourd'hui avec -28°C, ce n'est pas vraiment indiqué. Mais peut-être irons-nous faire une petite virée chez Home Sense en après-midi... qui sait?

Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des pensées, des bouffées d'amour. Merci aussi d'avoir pris de mes nouvelles avant ou après l'opération. J'apprécie pleinement toutes vos marques d'affection.
Chaque jour je vais un peu mieux, je n'ai pas encore mis à l'épreuve mon nouveau cœur, cela ne saura tarder. Je vous en donnerai des nouvelles.
Bon printemps. Portez-vous bien.
Je vous aime.