mardi 10 février 2015

Un peu plus loin


                                
 
Aujourd'hui, nous avons franchi la barre du non retour. Carlisle Pennsylvanie. Six cents kilomètres bien comptés sur des autoroutes enneigées et congestionnées par moment. 

                                  

La tempête des derniers jours a laissé des traces encore visibles. Les arbres sont gorgés de givre et de neige.

                                                                                   
                                                                                   


Mais, la bonne nouvelle, à Carlisle il fait +2,5C. Du coup Mamie Madeleine a décidé de chausser ses souliers d'automne. Pour nous l'hiver est  fini. Ici, c'est le printemps, l'été dans 1 500 Kilomètres à trois jours de nous.

                                  
 
Demain, cap sur Bristol, Tennessee, en passant par le Maryland et la Virginie Occidentale et la Virginie.







lundi 9 février 2015

Le grand départ

Debout à 5 h 00 ce matin, après un petit-déjeuner frugal, les derniers bagages remisés dans l'auto, nous démarrons enfin pour l'aventure à 6 h 30. Détour au Second Cup pour un café revigorant (plus de café à la maison), nous prenons l'autoroute 20 qui nous mènera sur les routes des USA, Mamie Ann au volant jusqu'à l'autoroute 30. Puis au tour de Mamie Madeleine. Arrivées sans encombre à la frontière, le paysage change graduellement dans les montagnes. Nous avons droit à un spectacle grandiose et féérique dan la région de Lake Placid. Neige et frimas sur les conifères, chutes glacées sur les rochers à flanc de montagne.
Malheureusement, la neige nous rattrape un peu plus loin... il neige à plein ciel, une seule voie ouverte sur l'autoroute, aucun service à l'horizon, très peu de voitures sur la route. Ainsi, sagement nous décidons d'arrêter à Glen Falls NY pour la nuit. 
Il faisait -17C, facteur vent -28C ce matin à notre départ de Cap-Rouge, à Glen Falls, il fait -7C sans facteur vent. Grosse amélioration!!!!!! Histoire de ne pas être trop dépaysées, plus de neige ici que chez nous.
Demain, en route pour un peu plus de chaleur si la tempête s'essoufle assez pour nous laisser passer sans danger. Prochaine escale, Hagerstown Maryland.

 
                                 
Vue de notre chambre. Similitude avec le décor québécois....

mardi 1 avril 2014

Des nouvelles de la mamie bionique

Plus de quatre semaines après l'opération, je puis vous assurer que ma convalescence est terminée. Je n'ai pas encore testé mon "nouveau cœur" à l'entraînement au PPMC, mais j'ai repris mes errances dans la ville malgré le froid et la neige et tout va bien jusqu'à maintenant. Le retour progressif à la course et aux exercices de musculation est prévu pour la fin du mois d'avril.
Preuve que la convalescence est terminée, ce matin j'ai tricoté la dernière maille du jeté entrepris pour passer le temps en mars.


Et maintenant, place au jardinage!!!!! Bon printemps à toutes et tous, et merci encore pour vos bons vœux et encouragements.

mercredi 5 mars 2014

Un coeur à peu près normal, enfin!!!

Jeudi le 27 février devait être pour moi le jour  où mon cœur pourra enfin battre à un rythme normal. Mais que de péripéties avant d'y parvenir.
La veille de cette si importante journée, alors que je me repose dans la chambre faisant le plein d'énergie pour affronter les jours qui viennent, on me demande au téléphone.  Une infirmière d'un projet de recherche sur un nouveau modèle de cardiostimulateur me propose de devenir « cobaye » pour ce type d'appareil. En l'écoutant attentivement, j'y vois mon intérêt puisque je souffre d'une autre anomalie cardiaque, le rétrécissement de la valve aortique. La résonance magnétique constitue le meilleur examen pour suivre l'évolution de cette maladie.  Les porteurs d'un cardiostimulateur standard ne peuvent passer d'IRM à cause des champs magnétiques. Mais le nouvel appareil que l'on me propose est fait d'un alliage qui en principe les supporte. Et moi qui croyais être libérée de ces longues minutes enfermée dans un cylindre si étroit et bruyant.
À cause de mon sens aigu du devoir, des longues années où j'ai moi-même sollicité des personnes pour participer à mes recherches en sciences humaines et en droit, et à cause surtout des avantages que je pourrai en tirer, j'accepte que l'on m'implante ce nouveau cardiostimulateur.
Et voilà que débute l'aventure de mon hospitalisation! D'abord le bureau d'admission où une jeune préposée tout à fait charmante me demande mon état civil, puis le nom de « mon mari ». J'hésite entre le fou rire et l'indignation. Je dois vieillir ou être vraiment paniquée, je me contente de lui signifier que ce n'est pas un mari, mais une conjointe. Un ange passe au-dessus de nos têtes, la préposée prise en faute, expédie le reste de l'entrevue le plus rapidement possible.
Nous montons à l'étage où je serai hospitalisée. Il est tout près de onze heures, je suis à jeun depuis minuit la veille. Là, c'est le choc! On se croirait dans la salle des pas perdus de la Gare Windsor à l'heure de pointe. Des civières et des chaises roulantes, des infirmières et autres préposés aux malades qui courent partout, des visiteurs et des malades qui déambulent en faisant du slalom dans les corridors. La pagaille quoi!
On m'assigne une chambre. Une infirmière d'âge mûr vient me voir et m'avise qu'elle doit m'installer un cathéter que je garderai tout le long de mon hospitalisation. Trois essais, trois échecs, à chaque fois le cathéter passe au travers de la veine. Selon elle, il s'agit d'un nouveau produit qu'elle ne connaît pas bien, difficile à manipuler correctement. Elle lance l'éponge et va chercher sa collègue qui réussit du premier coup. Mais en tentant de prélever un peu de mon sang pour les examens de routine, elle fait chou blanc et doit piquer à nouveau pour installer un papillon. Nouveau pépin, la troisième fiole ne se remplit qu'au quart. On s'en contentera!
Arrive alors une technicienne aussi vieille que moi avec son chariot pour effectuer un électrocardiogramme. Déjà visiblement de mauvaise humeur,  elle se déchaîne carrément au premier résultat...disant au nouvel infirmier qu'elle ne comprend pas ce qui se passe. Elle reprend l'examen quatre fois jusqu'à ce que celui-ci lui dise qu'il se contentera des essais qu'elle a fait. Interrogé sur le pourquoi de sa mauvaise humeur, il me répond que mon pouls était si faible que l'appareil avait de la difficulté à le détecter. Il est temps qu'il se passe quelque chose, qu'on arrête de me faire paniquer!
Enfin, c'est l'heure de l'opération. Dans le corridor qui jouxte le bloc opératoire, les civières sont alignées comme des avions sur le tarmac d'un aéroport international sur le point de décoller. Bon voyage! En effet, à partir du moment où l'on m'installe sur la table, je perds complètement la carte. Plus tard j'apprends que l'intervention a duré une heure, que tout s'est bien passé et que je n'étais pas très « jasante ». Même si j'ai subi une anesthésie locale, on m'a injecté en plus un sédatif quelques minutes avant le début de l'opération.
Je suis de retour à ma chambre après quelques heures. J'y retrouve ma Madeleine. Benjamin et Ève arrivent à l'heure du souper pour me soutenir eux aussi avec amour. Immobilisée par un sac de sable sur la plaie pour éviter un œdème, Benjamin me fait manger patiemment à la façon de ses trois petits.
Longue nuit de sommeil entrecoupée de réveils causés par la douleur à la plaie qui dégèle doucement.
Après quelques électrocardiogrammes et une dernière échographie rendue nécessaire à cause d'un épanchement sanguin autour de l'enveloppe du cœur survenu lors de l'installation d'une des sondes reliées au cardiostimulateur, je peux enfin rentrer à la maison avec Ève et Madeleine pour y entreprendre ma convalescence d'un mois.

Je lis dans mon lit l'après-midi avant de faire la sieste, puis je tricote un peu en écoutant les nouvelles. Je serai comblée avec le déclenchement des élections au Québec...
Avec Madeleine qui prend grand soin de moi,  nous avons marché un peu dimanche et lundi. Hier et aujourd'hui avec -28°C, ce n'est pas vraiment indiqué. Mais peut-être irons-nous faire une petite virée chez Home Sense en après-midi... qui sait?

Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des pensées, des bouffées d'amour. Merci aussi d'avoir pris de mes nouvelles avant ou après l'opération. J'apprécie pleinement toutes vos marques d'affection.
Chaque jour je vais un peu mieux, je n'ai pas encore mis à l'épreuve mon nouveau cœur, cela ne saura tarder. Je vous en donnerai des nouvelles.
Bon printemps. Portez-vous bien.
Je vous aime.

mardi 25 février 2014

Un cardiostimulateur au lieu d'un séjour à la Guadeloupe


Eh oui, dorénavant j'aurai besoin d'un adjuvant pour vivre ma vie. L'implantation se fera jeudi le 27 à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval).  Convalescence d'un mois et stabilité de quatre-vingt-dix jours avant de pouvoir à nouveau prendre la route pour une destination internationale.
Donc pas de plage ce printemps à la Guadeloupe, histoire de fêter dignement mes soixante-dix ans avec Madeleine qui m'offrait le séjour, les réservations étaient confirmées et les billets d'avion achetés. Au lieu de préparer nos valises pour le sud, je me prépare à passer vingt-quatre heures à l'hôpital et Madeleine remplit des formulaires pour obtenir remboursement.
La Guadeloupe, ce sera pour 2015. Certainement un bon cru puisque nous fêterons nos vingt ans de vie commune, nos dix ans de mariage et les soixante-cinq ans de mamie Madeleine.
Alors en attendant le printemps, le jardinage et la reprise complète de mes entraînements au PPMC, il me reste le tricot, la marche dans le quartier, la douce farniente de la lecture d'après-midi dans la chambre baignée de soleil. D'ailleurs, côté tricot c'est comme si j'avais pressenti ces longs moments de repos forcé, le travail commencé est si long et si compliqué que je me sens comme Pénélope, chaque soir je défais une partie de ce que j'ai fait durant la journée.


Qu'est-ce que c'est? Quelque chose entre le châle et un jeté, allez savoir... Vous verrez sans doute la fin du travail dans un blogue au printemps. 
Nous vous enverrons un petit mot en début de semaine prochaine, histoire de vous donner les dernières nouvelles.
Une petite pensée pour moi demain jeudi...

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël des Mamies


Paix, amour et santé à vous tous et toutes


dimanche 3 novembre 2013

En route vers Québec

Après avoir déposé les enfants à la gare de Guingamp, nous rentrons une dernière fois à Buguélès, finir le rangement et surtout passer quelques heures avec Annie et Jean-Paul à discuter tout doucement de notre vie actuelle et planifier nos rencontres futures ici ou à Québec. Nous soupons avec eux dans un magnifique restaurant où l'on nous sert du kig ha farz, pot-au-feu breton cuit dans la marmite directement dans l'âtre pendant une dizaine d'heures. spécialement préparé pour nous à la demande de nos amis.
Samedi, Annie et Paulo ont insisté pour nous conduire directement à Rennes pour prendre le TGV au lieu de nous laisser prendre un train régional à Saint-Brieuc. En plus nous avons eu la joie de partager le dîner avec eux dans le café italien d'Amalia, amie d'Annie et Paulo. Quelle générosité de leur part! Pourrons-nous un jour leur rendre la pareille? 
Moment intense d'autant que sur la terrasse on nous a présenté deux jeunes Françaises qui venaient de convoler en justes noces. Séance photo s'ensuit avec les mamies mariées depuis 2005.
Et ce matin, c'est l'attente à CDG. Nous quittons Le monde des mamies pour réintégrer nos vies actives de retraitées.
Merci de votre fidélité.